Partie 2. Pourquoi l’EFDS s’est arrêtée… et pourquoi elle revient

Pourquoi l’EFDS s’est arrêtée… et pourquoi elle revient

Le succès a changé la dimension de l’école.

Avec le développement des financements et l’arrivée de nouveaux publics, le nombre de stagiaires a fortement augmenté.

Ce qui fonctionnait parfaitement avec une structure à taille humaine devenait beaucoup plus complexe à gérer.

Il a fallu recruter davantage de formateurs, organiser les plannings, gérer les groupes, assurer le suivi administratif et répondre à un volume toujours plus important de demandes.

Et avec cette croissance est apparue une réalité que toutes les entreprises ne connaissent que trop bien :

grandir ne signifie pas nécessairement conserver la même qualité.

La grande majorité des personnes qui ont travaillé avec l’EFDS étaient des professionnels sérieux, investis, compétents et profondément attachés à leur métier.

Mais, avec le temps, certaines expériences ont été moins satisfaisantes.

Des formateurs se sont épuisés.

D’autres ont parfois utilisé leur position pour développer leurs propres activités.

Certains ont davantage parlé d’eux-mêmes que du contenu qu’ils étaient censés transmettre.

Et, surtout, je me suis retrouvé progressivement à consacrer une grande partie de mon temps à gérer les formateurs, les stagiaires, l’administration et les difficultés liées à la croissance de l’école.

Je passais de moins en moins de temps avec ceux qui étaient précisément la raison d’être de l’EFDS : les stagiaires motivés et impliqués.

C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’il fallait savoir s’arrêter.

La fin d’un cycle

L’autre évolution qui m’a interpellé a été celle du marché de la formation en ligne.

Des formations toujours moins chères sont apparues, parfois proposées pour quelques centaines d’euros, voire moins, avec la promesse de devenir rapidement professionnel après avoir simplement consulté des modules en ligne.

Je ne veux pas ici juger chaque organisme ni chaque formation.

Mais je reste profondément convaincu d’une chose :

on ne devient pas un bon praticien simplement en lisant des cours.

Pour apprendre un métier d’accompagnement, il faut de la théorie.

Mais il faut également de la pratique, des échanges, des évaluations, des corrections, de la supervision, de l’expérience et un véritable accompagnement humain.

C’est précisément ce que nous voulons remettre au centre.

Remettre les choses à leur juste place

La période du CPF a également contribué à modifier profondément le marché.

Il est important aujourd’hui de distinguer plusieurs notions qui sont parfois mélangées dans les discours commerciaux.

Une certification inscrite au RNCP est une certification professionnelle enregistrée dans un répertoire national. Lorsqu’une certification est active et répond aux conditions prévues, une formation qui y prépare peut notamment être éligible au CPF. (Mon Compte Formation)

Qualiopi est autre chose.

Qualiopi est une certification qualité portant sur les processus mis en œuvre par les prestataires de formation. Elle est notamment obligatoire pour accéder à certains financements publics ou mutualisés. Elle ne signifie pas qu’une formation ou qu’un certificat professionnel est lui-même reconnu par l’État. (travail-emploi.gouv.fr)

De la même manière, une certification ISO 9001 concerne le système de management de la qualité d’une organisation. Elle ne constitue pas une reconnaissance de la qualification professionnelle des personnes formées. (ISO)

Pour nous, cette distinction est essentielle.

Nous voulons parler de formation avec des mots précis, sans promesses ambiguës.

Et Samantha ?

Impossible de raconter l’histoire de l’EFDS sans parler de Samantha.

Samantha m’accompagne depuis les débuts de cette aventure.

Au fil des années, elle est devenue bien plus qu’une collaboratrice : elle fait aujourd’hui partie de mon cercle proche.

Elle a développé son expertise dans l’accompagnement du burn-out et poursuit également ses accompagnements individuels.

Elle continuera naturellement à faire partie de l’aventure EFDS.

Pour découvrir ses activités:

https://mercier-samantha.com/

Deux ans pour prendre du recul

Après toutes ces années, fermer l’EFDS était devenu une nécessité.

Pas un abandon.

Pas un échec.

Une pause.

Deux années pour prendre du recul, réfléchir, observer l’évolution du marché et surtout comprendre ce que je voulais réellement pour la suite.

Avec le recul, cette pause était probablement nécessaire.

Elle m’a permis de revenir à ce qui avait donné naissance à l’EFDS en 2011 :

l’envie de transmettre autrement.

Aujourd’hui, l’EFDS renaît de ses cendres.

Mais elle ne renaît pas exactement comme avant.

Elle renaît avec l’expérience de son histoire.

Avec ce qui a fonctionné.

Avec ce qui a moins bien fonctionné.

Avec les erreurs.

Avec les réussites.

Et surtout avec la volonté de ne conserver que le beau, le positif et l’essentiel.

Un nouveau chapitre

Je suis convaincu qu’aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de replacer l’humain au centre de la formation.

Dans les métiers de l’accompagnement, cette nécessité est encore plus forte.

Le futur de la formation ne sera peut-être pas de choisir entre présentiel et distanciel.

Il sera probablement de savoir créer la bonne relation pédagogique, quel que soit le support.

C’est pourquoi l’EFDS revient avec une conviction intacte :

le mentorat peut être une formidable réponse aux limites des formations standardisées.

Un formateur.

Un apprenant.

Une relation pédagogique.

Des échanges.

De la pratique.

Des corrections.

De l’expérience.

Et surtout, le temps nécessaire pour progresser.

Une EFDS plus confidentielle

Cette nouvelle EFDS sera volontairement différente.

Nous ne cherchons plus à former le plus grand nombre.

Nous voulons former les bonnes personnes.

Des stagiaires qui ont un véritable projet.

Des personnes motivées.

Des personnes capables de s’impliquer.

Des personnes qui comprennent qu’une formation dans les métiers de l’accompagnement demande du travail, de la pratique et une véritable implication personnelle.

L’admission ne reposera donc pas uniquement sur la capacité à payer une formation.

Nous regarderons aussi la motivation, le projet et le savoir-être.

Parce que c’est ainsi que nous concevons notre métier.

Et parce que c’est ainsi qu’est née l’EFDS.

En 2011, nous voulions créer l’école que nous aurions aimé trouver.

En 2026, nous revenons avec une expérience que nous n’avions pas en 2011.

Et cette fois, nous savons exactement pourquoi nous sommes là.

Bienvenue dans le nouveau chapitre de l’EFDS.

Institut EFDS — L’école de l’évolution dynamique.

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